A l'heure où les prix agricoles s'envolent sur les marchés boursiers, SOLIDARITÉ réaffirme son engagement envers la souveraineté alimentaire, en promouvant les ressources locales.
C'est le message que SOLIDARITÉ a porté durant le FSM de Dakar au mois de février 2011, en s'appuyant sur la création d'un espace d'artisanat alimentaire.
C’est la richesse et les suites de cette expérience que nous voulons partager avec vous sur ce blog, en attendant la mise en œuvre de projets de long terme en partenariat avec les organisations paysannes d’Afrique de l’Ouest...
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24 août 2015

La Côte d’Ivoire met le manioc à l’honneur


Manioc (source : Wikipedia)

En juin dernier, Abidjan accueillait le premier "Manioc Business Forum" (MABUFOR). L’objectif ? Valoriser ce tubercule aux usages multiples et dynamiser la filière. 

L’occasion pour nous de mettre le manioc à l’honneur ce mois-ci !


Originaire d’Amérique du sud où il est cultivé depuis des milliers d’années, le manioc a été introduit en Afrique au XVIIe siècle. Il est aujourd’hui l’un des ingrédients de la cuisine traditionnelle de nombreux pays du continent. Ses utilisations et bienfaits sont nombreux !

Facile à cuisiner et bienfaits multiples

Il existe deux variétés de manioc :

  • le manioc amer : toxique en raison de sa contenance en cyanure, il doit subir un prétraitement à l’eau avant d’être transformé puis consommé ;
  • le manioc doux : non toxique, il se consomme comme un légume, cuit ou cru.

En raison de son fort taux d’humidité, sa consommation doit se faire rapidement après la récolte.

Il peut être cuisiné sous différentes formes pour accompagner plats de viandes, poissons et légumes : frit, bouilli, grillé, en fécule (tapioca) ou encore en farine pour la préparation de galettes, beignets salés ou sucrés, tortillas et autres pains. On le retrouve même dans la préparation de bière et d’une eau-de-vie populaire au Brésil : le cavim.

Exemple de plats africains à base de manioc :
  • Chikwangue (pain de manioc roui et moulé dans une feuille de bananier puis cuit à l'eau)
  • Miondos ou Bâtons de manioc
  •  Foufou (pâte à base d’eau et farine de manioc)
  • Attiéké (sorte de couscous de manioc de Côte d’Ivoire)
En plus d’être énergétique (le manioc doux peut atteindre les 262 kcals pour 100 g), le manioc est un aliment très digeste grâce aux amidons et fibres qu’il contient et qui constituent un baume pour le système digestif. Il est également riche en vitamines B et C, en magnésium, en potassium, en fer et en calcium

Son fort taux glycémique convient aux personnes hypoglycémiques. Enfin, le manioc ne contient pas de gluten, constituant un substitut au blé pour les personnes intolérantes.

Objectifs du MABUFOR

Pour toutes ces raisons, pas étonnant qu’il soit si répandu !

La filière du manioc est un bon levier pour endiguer la pauvreté et assurer l’autosuffisance alimentaire. Elle est également un levier économique précieux, ses utilisations dépassant le cadre alimentaire. Le manioc est en effet utilisé dans la fabrication de l'éthanol, de l'essence et du gaz et ses déchets sont vendus comme engrais.

C’est dans ce cadre que la Côte d’Ivoire a organisé son premier « Manioc Business Forum » (MABUFOR). Ce forum avait pour objectif de valoriser le manioc en instituant une plateforme pour dynamiser la filière et ainsi améliorer la production, mais aussi les activités en amont et en aval dans ce pays où le manioc est la deuxième culture vivrière (2,4 millions de tonnes produites chaque année), après l'igname.

La production mondiale du manioc est estimée à 275 millions de tonnes. Plus de 60% de cette production est réalisée par le Nigeria.

Souhaitons que ce forum porte ses fruits durablement !

Pour (re)découvrir cette délicieuse racine, nous vous proposons une sélection de recettes ici :

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